La dénonciation est la divulgation, par un membre, d'une pratique non sécuritaire, contraire à l'éthique ou illégale lorsque les voies internes ont échoué. La plupart des codes canadiens imposent une obligation affirmative de signaler : un professionnel qui a connaissance d'une pratique mettant le public en danger, ou d'une possible contravention à la loi ou au code par un autre membre, doit le signaler à l'organisme de réglementation ou à l'autorité compétente.
La séquence attendue et défendable est :
- Vérifier les faits et la gravité du risque.
- Soulever la question en interne par les voies appropriées (supérieur, direction) et leur donner la possibilité de régler le problème.
- Documenter chaque étape par écrit.
- Si le danger persiste et est grave, signaler à l'externe à l'organisme de réglementation ou à l'autorité compétente.
🧠 Aide-mémoire : Faits → Interne → Documenter → Externe. Dénoncer d'abord en remontant la hiérarchie, à l'externe en dernier recours, mais ne jamais laisser la loyauté réduire au silence un véritable danger public.
L'affaire marquante de mise en garde est la catastrophe de la navette spatiale Challenger (1986) : l'ingénieur Roger Boisjoly avait averti que les joints toriques tomberaient en panne par temps froid, fut mis en minorité par la direction, et le lancement eut lieu fatalement. Elle illustre le conflit entre la loyauté organisationnelle et l'obligation primordiale envers la sécurité publique, et la raison pour laquelle les ingénieurs doivent maintenir leurs préoccupations de sécurité même sous pression managériale.
Conseil d'examen : Signaler d'abord à l'externe, avant toute tentative interne, est généralement la mauvaise réponse, à moins que les voies internes ne soient compromises ou qu'un délai mettrait lui-même le public en danger. Garder le silence pour protéger son emploi est toujours fautif lorsque des vies sont en jeu.