Les professionnels reçoivent régulièrement des renseignements confidentiels : conceptions exclusives, secrets commerciaux, données personnelles, plans d'affaires. Le code leur impose de préserver la confidentialité des renseignements du client et de l'employeur et de ne pas les utiliser à leur avantage personnel ni les divulguer sans consentement.
Mais la confidentialité n'est pas absolue. Elle cède devant l'obligation primordiale envers la sécurité publique et la protection de l'environnement, et devant les divulgations exigées par la loi. Si la préservation de la confidentialité devait dissimuler un risque sérieux pour le public (une structure non sécuritaire, un contaminant non divulgué), l'obligation envers le public prévaut, et le professionnel doit agir même contre l'objection du client.
🧠 Aide-mémoire : La confidentialité est la règle; la sécurité publique et la contrainte légale sont les exceptions.
La séquence recommandée lorsque des renseignements confidentiels révèlent un danger est : (1) soulever la préoccupation en interne auprès du client/de l'employeur et tenter de la faire corriger; (2) si le problème n'est pas résolu et que le public demeure exposé, escalader, ultimement à l'organisme de réglementation ou à l'autorité compétente, en ne divulguant que ce qui est nécessaire.
Conseil d'examen : Une question opposant « garder le secret du client » à « avertir d'un danger pour le public » teste la primauté : la sécurité publique l'emporte. Mais noter le processus, tenter d'abord une résolution interne; la divulgation publique large est un dernier recours, limitée à ce qui est nécessaire.