Au-delà des obligations envers le public et les clients, les codes régissent la façon dont les professionnels se traitent mutuellement et la réputation collective de la profession. Obligations essentielles :
- Accorder la reconnaissance pour le travail accompli par d'autres et reconnaître les droits de propriété d'autrui, ne pas s'attribuer la conception ou l'analyse d'un collègue.
- Ne pas porter atteinte, malicieusement ou faussement, à la réputation, aux perspectives ou aux activités d'un autre praticien. La critique professionnelle honnête et factuelle est permise; les attaques malveillantes ou sans fondement ne le sont pas.
- Concourir loyalement. Ne pas tenter de supplanter un autre professionnel qui a été mandaté, et fonder la concurrence sur les qualifications et le mérite, non sur une sous-enchère des honoraires d'une façon qui compromet la qualité ou le versement/la réception d'avantages indus.
- Examiner le travail d'autrui uniquement avec sa connaissance (sauf lorsque le mandat a pris fin ou que la loi l'exige), pour éviter de miner un collègue dans son dos.
- Bâtir et maintenir la réputation de la profession par l'intégrité, la dignité et une représentation exacte de ses qualifications, ne jamais prétendre à des titres ou à une expertise que l'on ne possède pas.
🧠 Aide-mémoire : Reconnaître les collègues, critiquer équitablement, concourir au mérite, ne pas supplanter.
Ces règles protègent la crédibilité de la profession auprès du public, ce qui renvoie au contrat social : une profession gangrénée par la malhonnêteté et les basses querelles perd la confiance du public et, avec elle, le privilège de l'autorégulation.
Conseil d'examen : Distinguer le désaccord professionnel légitime (factuel, équitable, souvent requis) de la diffamation/dénigrement (malveillant, faux). Le code permet le premier et interdit le second; « ne jamais critiquer un autre ingénieur » est trop absolu et donc incorrect.